
Ce n’est un mystère pour personne, la Vita peine à convaincre et encore moins en Europe. Les deux jeux notables après presqu’un an de présence sont : Gravity Rush de Team Siren et Uncharted Golden Abyss de Sony. Bien sur, avant de considérer une année, il faudra attendre les jeux de sortie pour la rentrée et surtout pour Noel.
C’est dans ce contexte que la firme Japonaise dégaine son atout de charme : SackBoy. La mascotte Next Gen de Sony fait son apparition sur la portable et bien évidemment, on se dit que rien n’est plus facile que d’adapter le concept sur la Vita. Celle ci, à grands renforts de technologies tels que l’accéléromètre, le tactile avant et arrière est une mine d’or niveau gameplay. Seulement voila, nombre d’éditeurs s’y sont casser les dents, en effet, maitriser la portable japonaise n’est pas chose aisée.
Personnellement je n’ai jamais été vraiment convaincu par LBP, jamais acheté et mon expérience se résume à la lecture de test et vidéos de gameplay. Faisons donc comme si nous ne connaissions pas la licence et comme si cet opus était le tout premier de la série.
Sans plus attendre: une fois dans le menu, on trouve l’icône, le jeu est lancé, c’est parti…

Tout d’abord, zoom sur la cinématique d’intro. Vidéo filmée, ambiance noel, insertion des symboles que l’on va retrouver tout au long du jeu. Celle ci met directement dans l’ambiance globale du jeu que nous allons décrire un peu plus tard. Le ton est donné.
Tout commence par un Monsieur Moustachu, le Colonel Fletan, qui nous accompagne tout au long de notre formation…
L’HISTOIRE
Sans rentrer dans les détails, ni spoiler, ni aller trop dans le détails puisque ce n’est pas le point le plus important, simplement SackboY, à la manière d’un Rayman, doit sauver le monde du maléfique Marionnestiste. À l’aide de ses amis, disséminés dans chaque univers, il avancera jusqu’à l’affrontement final!
LE GAMEPLAY
Dans le premier monde, on apprend à se servir des différents contrôles, la Vita se prend bien en main. J’ai toujours une appréhension avec le pavé tactile arrière, je ne sais pas vous mais moi, j’étends mes doigts sur toute la longueur, ce qui rend des jeux comme Fifa injouables pour moi. Ici le pavé ne sera utilisé que sur certaines phases et un indicateur jaune apparait lorsque le jeu nécessite que son utilisation.

Les premiers pas se font dans ce décor de cirque, un peu bourgeois bohème. De scènes en scènes et en actionnant divers mécanismes, on avance dans cet univers en parcourant de petits mondes toujours plus étriqués. Parfois, la bonne utilisation du tactile (si objet en bleu avant et si objet vert alors pavé arrière) est requis pour finir son parcours (voir ci-dessous). Le jeu est fluide et la prise en main est aisée et rapide. Le système de “vie” est bien pensé, à chaque mort, on revient dans le jeu (qui lui ne s’arrête pas) à un checkpoint généralement très proche (généralement, avant chaque grosse phase de jeu).
Gameplay x Decors x Mecanismes = grande profondeur dans les aux niveaux.

Après la prise en main, les phases rapides qui alternent ressorts / aggrippages / tubes endiablés sont bien partagées entre difficultés légères (pour ne pas donner l’impression d’être assisté) et actions fluides. Quand on termine ce genre de petites zones, on a même des petits guilis au ventre.
Il y a dans chaque monde, un particularité que Sackboy utilisera pour se sortir des pièges tendus par le Marionnettiste. Du grappin au lance roquettes en passant par la possibilité d’agripper divers objets, il faudra à chaque fois presser R1 pour enclencher cette fameuse action. Ainsi les mondes se suivent sans forcement se ressembler. Chaque univers représente donc son propre gameplay et s’aborde de manière différente.
Bref, cela fait vraiment plaisir d’avoir un jeu qui utilise toutes les possibilités de la Vita sans pour autant en être ostentatoire. Chaque mouvement trouve son sens dans l’histoire et les phases classiques / gameplay “Vita” sont plutôt équilibrées. Contrairement à un Fifa qui devient infernal quand on veut l’utiliser en “mode Vita”, LBP est intelligent, on sent le sujet maîtrisé, c’est juste. Normal cela vient de Sony me diriez-vous
Il existe dans ce soft, des moments de pur bonheur comme le niveau avec la voiture triangulaire, où l’attraction n’existe plus et le jeu devient sans dessus-dessous. Le jeu pousse également les specs de la Vita encore plus loin, avec des séries de mini jeux exploitant au max les perfs de la portable.
Les mini jeux
Ils sont disposés entre les niveaux principaux de chaque univers et se débloquent au fur et à mesure de l’avancée. Ils sont très amusant et exploitent beaucoup de fonctions de la Vita mais du coup, sans “gratuité” : les écrans tactiles bien évidemment, avant et arrière, l’accéléromètre, tout cela au service du jeu et sans le denaturer. Malin.
On s’amusera sur un tetris 3D pas facile à rendre en main ou encore un “Tape le Castor” avec SackBoy en guest !


L’univers
Les univers sont variés et vraiment beaux. Poétiques. C’est un mélange entre Rayman et Tim Burton. Les décors sont vraiment empreins de magie et pour être honnête, après une journée de travail, métro-boulot-dodo, c’est une alternative vraiment intéressante avant de dormir. Alternative aux autres jeux qui auront plus tendance à nous stresser : Fifa, Diablo, MW3… tous ces jeux qui nous détruisent les souris / Pads / relations sociales. Ici, c’est simple, sans trop de prises de tête, ca passe très bien le temps dans le RER, dans son lit ou même aux toilettes (forcement, pourquoi pensez-vous que l’on achète cette console?)
De la forêt mi-enchantée, mi-maudite à la station technologique des années 90 (où il faudra parfois faire tomber les VHS comme des dominos pour continuer son chemin), le jeu sait rester varié et on ne s’ennuie jamais visuellement. La teinte et la palette des couleurs est un parti pris, un peu dommage car l’uniformisation qui certes, soutient le storytelling, rend les univers moins riches que ce qu’ils auraient dû être.
Mention spéciale à la musique, particulièrement juste et soignée. On se croit vraiment dans un film de Burton et cela ajoute énormement au lyrisme général du soft. Certains niveaux m’ont beaucoup fait penser à Sonic (le monde englouti, l’usine avec des ressorts et tuyaux partout) en plus “dramatiques”.
La direction artistique quant à elle est proche de la perfection, les décors sont juste et bien sentis, les graphismes sont très bon, on ne se croit parfois plus sur Vita. C’est exactement pour ce genre de jeux que j’ai acheté cette console. Parfois, pas besoin de graphismes faisant cracher 4 GTX pour mettre le joueur dans de bonnes conditions et le faire voyager. Pas de ralentissements ni de mauvais effets indésirables, le jeu est propre, juste, dans le ton.







Conclusion
J’ai moins kiffé :
Ben voila, en même temps c’est pas un fifa où tu peux casser 3 controllers en une semaine, ou un Call Of où tu scrutes ton ranking toutes les heures pour voir les tops dans lesquels tu montes…
La durée de vie est courte mais cela nous donne vraiment l’envie pour une fois de refaire tous les niveaux pour améliorer le score.
C’était histoire de trouver quelque chose et c’est à peu près tout.
J’ai kiffé :
J’ai beaucoup aimé ce jeu, pas parce qu’il m’a été présenté par Playstation (venduuuuuu), mais parce qu’il est bon. Détenteur de Vita frustré j’ai été agréablement surpris par ce jeu plein de poésie qui m’a fait passer mes trajets RER comme Papa dans Maman. On rentre dans l’univers et rien autour n’existe. On enchaîne les niveaux en ratant nos stations. Pas connu ça depuis DJ Max 2 sur PSP pour être honnête. L’univers est dingue et beaucoup plus profond que l’image que l’on peut avoir au premier abord.
L’éditeur de niveaux. Très fun et très réussi.
En conclusion, Très bon épisode, on se demande même si la licence ne devrait pas migrer vers Vita. Recommandé vivement.